COVID-19 (Infection à SARS-CoV-2)

Code/s CIM-10 : U07.1
Auteur : Dr Carmelo Lafuente
Dernière mise à jour : 07/05/2022

 Infection virale caractérisée par sa grande facilité de transmission et un spectre de manifestat

Infection virale caractérisée par sa grande facilité de transmission et un spectre de manifestations cliniques possibles très divers, incluant :

  • Formes asymptomatiques
  • Formes non sévères : similaires à un rhume, ou pseudo-grippales, des manifestations digestives ou neurologiques
  • Formes graves : pneumopathie interstitielle multilobaire pouvant conduire rapidement à une détresse respiratoire, sepsis, défaillance multi-viscérale.
L'embolie pulmonaire est une complication fréquente.

Facteurs de risque accru de développer une forme grave : âge > 60 ans, obésité, immunodépression, maladies pulmonaires, cardiaques et rénales chroniques, diabètes.

Causes :

Coronavirus SARS-CoV-2, virus à ARN simple-brin enveloppé, apparenté au SARS-CoV-1 et au MERS-CoV.

Le SARS-CoV-2 a une très grande facilité de transmission, notamment ses dernières variants (Omicron et postérieures) : transmission aérienne surtout, mais aussi contact direct et contact avec des fomites.

Traitements

  • Traitement de 1er choix :
    Traitement des symptômes
    Pour le traitement symptomatique de la fièvre, douleurs musculaires at autres symptômes fréquemment associés, si nécessaire
  • Traitement de 1er choix :
    Si insuf. respiratoire, désaturation
    A débuter rapidement si désaturation en O2. Objectif : SatO2 92-94% ; ou 90-92% si patient BPCO
  • Traitement de 1er choix :
    COVID-19 symptomatique non sévère chez des patients à risque
    Chez des adultes avec COVID-19 confirmé, symptomatique, non sévère mais ayant des facteurs de risque : âge > 60 ans, obésité, tabagisme actif, maladie pulmonaire, cardiaque ou rénale chronique, immunodépression, HTA, diabète, cancer ....
    A initier rapidement (1ers 5 jours de symptômes). Réduction du nombre d'hospitalisations et de décès (EPIC-HR, Living Recos WHO 2023).
    Pas de bénéfice chez les < 60 ans sans facteurs de risque (Arbel 2022, Hammond 2024)
  • Traitement de 1er choix :
    Si cas sévère, si besoin d'oxygénothérapie
    Le traitement par dexaméthasone (6 mg/j x 10 jours) ou un autre corticoïde systémique à dose équivalente (150 mg d'hydrocortisone, 40 mg de prednisone, 32 mg de methylprednisolone) a prouvé réduire la mortalité chez des patients avec COVID-19 nécessitant d'oxygénothérapie (quel que soit le débit) ou cliniquement sévère (RECOVERY 2021, Living Recos WHO)
  • Chez certains patients :
    Patients hospitalisés ou sévères
    Chez les patients hospitalisés ou graves, pour prévenir thrombo-embolismes et coagulation intravasculaire disseminé, elles réduisent la mortalité (Giossi 2021)
Traitements alternatifs, 2ème ligne :
  • Si échec du traitement initial :
    Patient grave, sous ventilation ou sans réponse aux corticoïdes
    En association aux corticoïdes, chez les patients nécessitant une assistance ventilatoire ou nécessitant oxygen et sans amélioration initiale après 48-72h de traitement par corticoïdes (Living Recos WHO 2023). Réduction de la mortalité chez ces patients (REMAP-CAP 2021, REACT 2021)
  • Si échec du traitement initial :
    Baricitimib alternative possible au Tocilizumab
    Le baricitinib (4 mg/j x 14 jours), peut-être une alternative à la dexaméthasone, chez les patients nécessitant de l'oxygène (ACTT-4 2022) ou, en association aux corticoïdes, une alternative au tocilizumab, chez les patients plus graves : Réduction de la mortalité à 1 et 2 mois (COV-BARRIER 2021, Living Recos WHO 2023)
  • Traitement alternatif :
    COVID-19 symptomatique non sévère, dans les 1ers 7 jours (discut
    La budésonide (800 mcgr x2/j) avait montré dans une étude (STOIC 2021) une réduction des cas graves et des hospitalisations chez des patients COVID-19 non graves, symptomatiques quand elle était débutée précocement (< J7).
    Par contre, une étude plus large, plus récente, n'a retrouvé aucune efficacité (ACTIV-6 2023)
  • Attention ! Traitement à risque :
    Ne sont plus recommandés : devenus inactifs
    Ne sont plus recommandés pour aucune situation, car devenus inactifs contre les dernières variants du SARS-CoV-2 (Living WHO recos 2022)

Examens diagnostiques

  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Examen de choix
    Examen de référence pour le diagnostic de COVID-19. Sensibilité 84-88%, spécificité 98-100% (Jarrom 2020, Mair 2021).
    Le prélèvement de référence est l'écouvillonage nasopharyngé. Alternatives, moins sensibles : écouvillonage nasal, de la gorge, ou échantillon de salive (Tsang 2021)
  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Moins sensible que la PCR, mais très spécifique
    Moins sensible que la PCR. Sa sensibilité dépend de la quantité de virus présent : 58% chez les personnes asymptomatiques, 72% chez les symptomatiques, 94% si forte quantité de virus (Ct < 25). Spécificité très élévée : 99% (Dinnes 2021)
  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Si dyspnée ou désaturation
    Chez les patients présentant une dyspnée ou une désaturation, bonne sensibilité (90%) et spécificité (84%) (Islam 2021, Mair 2021). Images typiques de plages de verre dépoli multifocales, bilatérales, plutôt périphériques, surtout dans les régions inférieures et postérieures
  • Examen additionnel :
    Si symptômes respiratoires ou dyspnée
    Pour le dépistage et suivi d'une possible insuf respiratoire secondaire à une atteinte pulmonaire
Autres examens, 2ème intention :
  • Examen additionnel :
    Bonne sensibilité pour dépister la pneumopathie COVID-19
    Facile à faire, possible au lit du malade. Bonne sensibilité (86%) pour dépister une pneumopathie à COVID-19, mais peu spécifique (Islam 2021)
  • Chez certains patients :
    Diagnostic de rattrapage. Suivi de la réponse vaccinale
    Peu utile pour le diagnostic de la maladie aigue, car prend 1 à 3 semaines pour devenir positive, sauf pour un diagnostic de rattrapage chez des patients suspects ayant une PCR initial négative et à J>7 d'évolution. Utile pour le suivi de la réponse vaccinale chez les patients immunodéprimés
  • Chez certains patients :
    Si détresse respiratoire : besoin de ventilation assistée ?
    Cas graves, évaluation de l'indication d'un support respiratoire, d'une ventilation, invasive ou non

Scores, Listes utiles

  • Aucun.e score renseigné.e pour cette maladie, pour l'instant.

Références