Polyarthrite rhumatoïde

Code/s CIM-10 : M05; M06
Auteur : Dr. Carmelo Lafuente
Dernière mise à jour : 25/07/2023

 Maladie systémique, mais surtout rhumatologique, caractérisée par une inflammation chronique de la membrane synoviales , produisant typiquemen

Maladie systémique, mais surtout rhumatologique, caractérisée par une inflammation chronique de la membrane synoviales, produisant typiquement une polyarthrite de nombreuses articulations périphériques : poignets, métacarpophalangiennes, interphalangiennes proximales, coude, épaules, rachis cervical, hanches, genoux, chevilles, métatarsophalangiennes.

Des symptômes générales son fréquents : asthénie, anorexie, fébricule ... Cœur, poumon, nerfs et peau (nodules rhumatoïdes) peuvent aussi être touchés.

La maladie évolue le plus souvent par poussées répétées et, sans traitement adéquat, conduit à une destruction des articulations, avec déformations caractéristiques.

Causes :

Maladie auto-immune, avec typiquement présence d'auto anticorps anti-peptides citrullinés (anti-CPP) et facteurs rhumatoïdes, produisant une synovite agressive.

Cause primaire inconnue. Plus fréq. chez les femmes vers 40-50 ans. Certains alèles HLA prédisposent.

Traitements

Liste des traitements : 1ème ligne
  • Immunosuppresseur de 1ère intention pour le traitement de fond, à démarrer précocement. Titrer à 15 mg x1 jour/semaine + ac. folique 1mg/j. Ralentit la progression de la maladie (Hazlewood 2017)
  • Très efficaces pour le traitement des symptômes inflammatoires, à petites doses (ex. prednisone < 10 mg/j), en période de poussée, en attendant l'effet du traitement de fond (ACR Guidelines 2021)
  • En association au méthotrexate, si celui-ci seul n'est pas suffissant pour induire et maintenir une rémission. L'etanercept est probablement le choix le moins couteux, étant aussi efficace (HAS PR 2019)
Traitements alternatifs

Examens diagnostiques

  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Les anti-CCP sont assez sensibles (77 à 86%) et très spécificiques (90%). Le facteur rhumatoïde est moins sensible (70%) et moins spécifique, étant parfois present dans d'autres maladies de système, cancer ou même individus sains, surtout si âgés
  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Car les articulations métacarpophalangiennes et interphalangiennes proximales sont les plus fréquemment touchées
  • Examen de choix pour le diagnostic :
    A la recherche de lésions typiques (qui n'existerant pas encore dans les phases initiales) : ostéoporose périarticulaire, pincement de l'interligne (atteinte des cartilages), érosions sous-chondrales
  • Examen de choix pour le diagnostic :
    Et/ou vitesse de sédimentation. La présence d'un syndrôme inflamatoire est une constante et fait partie des critères diagnostiques

Scores, Listes utiles

  • Score de référence pour le suivi de l'activité / rémission de la maladie. Utilisé pour fixer des objectifs de traitement (ex. obtenir rémission, ou bien activité faible) et adapter les traitements en conséquence

Références